Reconstitution de l'église ©Jill Atherton / Université de Leicester © 2013 Caroline Blondeau-Morizot. All rights reserved.

Le monastère des Grey Friars et la sépulture de Richard III

Ces derniers jours, impossible de passer à côté de LA nouvelle : Richard III est bien l’inconnu du parking de Leicester. Les fouilles menées par l’Université de Leicester ont permis de mettre au jour l’ancien monastère de Greyfriars, où le roi avait été enterré en 1485.
Si le battage médiatique autour de Richard III s’intéresse davantage à sa dépouille (voir la reconstitution de son visage), les articles relayent peu le contexte archéologique et l’exhumation de l’ancien monastère. Que sait-on au juste de cette ancienne communauté franciscaine, qui accueille la dépouille du roi suite à la bataille de Bosworth Fields?

Le monastère des Greyfriars avant sa destruction au XVIe siècle ©Deadline News
Le monastère des Greyfriars avant sa destruction au XVIe siècle ©Deadline News

En 1485, les Greyfriars (littéralement les frères gris, surnommés ainsi à cause de la couleur de leur froc) forment une communauté installée sur la rive ouest de Leicester depuis déjà trois siècles. Leur monastère est agencé de façon tout à fait traditionnelle et s’organise autour d’un cloître desservant les bâtiments essentiels de la vie monastique, dont l’abbatiale communiquant avec la galerie nord. Celle-ci possédait, semble-t-il, un plan basilical très sobre : une nef suivie d’un choeur plus étroit, à chevet plat. Les fouilles ont révélé des restes de maçonnerie en brique, ce qui ferait de l’église le plus ancien édifice en briques du Leicester médiéval.

Reconstitution de l'ensemble conventuel d'après les fouilles ©Université de Leicester
Reconstitution de l’ensemble conventuel d’après les fouilles ©Université de Leicester
Reconstitution de l'église ©Jill Atherton / Université de Leicester
Reconstitution de l’église ©Jill Atherton / Université de Leicester

Grâce aux données collectées pendant les fouilles, l’Université de Leicester propose une reconstitution de l’aspect du bâtiment, de style gothique. Les récentes excavations ont exhumé des fragments de pavement datant des XIVe et XVe siècles. La tombe se trouvait à l’intérieur du choeur, signalée par un petit édicule en albâtre commandé par Henri VII dix ans plus tard.

Reconstitution de l'intérieur de l'église ©Jill Atherton  / Université de Leicester
Reconstitution de l’intérieur de l’église ©Jill Atherton / Université de Leicester
Reconstitution de l'intérieur de l'église (le choeur) ©Jill Atherton/Université de Leicester
Reconstitution de l’intérieur de l’église (le choeur) ©Jill Atherton/Université de Leicester

Les bâtiments seront détruits au XVIe siècle, après la dissolution des monastères ordonnée par Henri VIII en 1538. C’est ce qui a, ironiquement, préservé l’ensemble conventuel et la tombe : la démolition a crée une couche de gravats qui a protégé les traces archéologiques dès le XVIe siècle. Aujourd’hui, l’identification du roi évince quelque peu une découverte majeure pour l’architecture médiévale anglaise. Le site accueillera prochainement un musée dédié à Richard III et, on l’espère, au couvent franciscain.

Sources : http://www.le.ac.uk

One Comment

  1. Fernando Quaresma

    Agradeço esta partilha.
    Tenho uma dúvida! Sendo o Duque de York, primo da actual rainha, o descendente directo do Ricardo III(penso eu), porque foram observar o ADN a dois ingleses afastados dessa linha?
    Obrigado
    Fernando Quaresma

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