tête de cheval, détail du fermoir d'aumonière © 2012 Caroline Blondeau-Morizot. All rights reserved.

Reims, capitale mérovingienne 512-2012

Dès demain, Reims fêtera le 1500ème anniversaire de la naissance du royaume franc de Reims (512-2012). À cette occasion, les musées de Saint-Rémi et de Saint-Dizier se sont associés à l’INRAP afin de réunir les pièces des collections permanentes et les dernières découvertes archéologiques liées à cette entité territoriale qui perdura pendant une soixantaine d’années.

À la mort de Clovis, le royaume est divisé en quatre parts : Clodomir, Childebert et Clotaire (les enfants de Clotilde) se partagent Paris, Orléans et Soissons, quant à Thierry (Théodoric), il reçoit la part la plus importante. Seul adulte de la fratrie, il est le fils d’une princesse rhénane qui fut la concubine de Clovis. Il hérite à la fin de l’année 511 d’un royaume composé du Palatinat, de l’Auvergne, du Luxembourg, de la Rhénanie, de la Lorraine et de la Champagne. Il choisit Reims comme capitale de ce nouvel état, à la fois pour sa position géographique et surtout pour la présence de saint Rémi, l’évêque qui baptisa son père. Ce royaume perdura jusqu’à la moitié du VIe siècle, avec la mort de son petit-fils Théodebald en 555.

tête de cheval, détail d'un fermoir d'aumônière - 525-550 ©INRAP2008

L’exposition met en lumière la vie à Reims aux VI et VIIe siècles, la présence de la cour et de la haute aristocratie, à travers les pièces des collections permanentes du musée de Saint-Rémi et surtout des récentes découvertes archéologiques de Saint-Dizier. Trois tombes ont en effet été mises au jour, révélant les sépultures de membres de l’aristocratie franque du VIe siècle.

bague or et grenat, 525-550 ©INRAP 2008

La première tombe est celle d’une adolescente, inhumée avec ses bijoux, de la vaisselle et des fibules fermant ses vêtements. La seconde abritait deux guerriers enterrés dans des fosses souterraines bien plus élaborées que la première tombe, avec leurs armes, de la vaisselle, des bijoux, une aumônière et… leur cheval inhumé dans la tombe voisine.

Fibule à anse, Saint-Dizier, 525-550 ©INRAP 2008

Ce matériel archéologique permet d’apprécier la richesse et la finesse de ces pièces, souvent d’orfèvrerie, au décor cloisonné, niellé, incrusté de pierres précieuses. Ces pièces soulèvent également la question de la christianisation de ces chefs francs (notamment la bague cruciforme en or / grenat). Entre rites funéraires, techniques d’orfèvrerie, vie quotidienne et religieuse, cette exposition met en lumière la capitale du plus grand royaume franc de la première moitié du VIe siècle.

(détail - décor niellé de l'anse), 525-550 ©INRAP 2008

Reims, capitale mérovingienne, Musée historique Saint-Rémi, Reims, du 19 avril au 29 juillet.

Voir : site des tombes de Saint-Dizier

 

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