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L'essentiel

L’essentiel : ce qui compte vraiment

Nous sommes ici sur cette terre pour apprendre à nous accepter. L’acceptation de tout ce que la vie peut nous jeter, le bon et le mauvais.

Il faut encore travailler pour gagner sa vie et se battre pour la vérité et la justice, mais il restera toujours beaucoup de choses sur lesquelles nous n’avons tout simplement aucun contrôle, et nous devons apprendre à l’accepter. Nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter si nous voulons progresser. L’acceptation conduit au pardon qui conduit à la progression, mais ce n’est jamais facile. Comment accepter le soutien et la popularité continus de criminels de guerre se faisant passer pour des chefs ou des agresseurs d’enfants.

Accepter, c’est devenir objectif… à propos de tout ce qui se passe dans cette vie et sur cette planète. En devenant objectif, nous sommes capables de nous déconnecter de beaucoup des attachements qui nous lient à la servitude. En fin de compte, nos tribulations de toute une vie sont insignifiantes. Nous sommes ici depuis si peu de temps, et pour la plupart d’entre nous, notre influence et notre capacité à changer les choses pour le mieux sont limitées ou lointaines.

Une liberté de déconnexion progressive

Le chemin de moindre résistance pour la plupart des âmes imprudentes est de se laisser prendre aux obligations relatives aux cycles de la naissance, de la famille, des enfants et des rôles qu’on nous enseigne ou qu’on nous force à assumer. Dans ce mode, la liberté de déconnexion nous fait allusion. Mais c’est par la déconnexion progressive de nos attachements terrestres que nous réalisons à quel point la jalousie, la tromperie, la colère et l’acquisition sont insignifiantes par rapport à l’image globale de l’existence qui s’étend bien au-delà de nos perceptions occultées. La vraie liberté vient quand on est libéré de ces imperfections distrayantes et qu’on peut trouver le pardon envers ceux qui, sciemment ou non, nous ont causé du tort ou de la douleur.  

Le plus difficile est de se pardonner à soi-même, mais cela devient possible lorsque l’on réalise que la plupart des mauvaises décisions prises, et les blessures causées aux autres, ont été prises depuis le point de vue immature dans lequel on se trouvait à l’époque. Vous n’aviez pas les outils ou la perspective dont vous disposez maintenant pour réaliser que de mauvaises choses arrivent aux bonnes personnes, que ce que vous pensiez peut-être important et valait la peine de prendre des raccourcis, n’était en fait qu’une impasse de paillettes ou d’illusions. Si vous pouvez atteindre ce niveau de conscience, pour voir que les décisions et les actions passées ont été prises par un moi moins complet et moins compréhensif, vous pourrez alors trouver la compassion et éventuellement le pardon de vous-même pour le mal que vous vous êtes fait à vous-même et aux autres du fait de vos défauts.

Personne n’a dit que c’était facile. C’est pourquoi, à mon avis, la plupart des gens continuent de tourner en rond dans leur prison mentale, certains finissant par descendre en spirale, la plupart étant condamnés à une relecture instantanée, et seuls quelques-uns trouvent la porte menant au salut. 

La délivrance est-elle accessible à tous ? 

Je ne sais pas, en fait, j’en doute. Tant de personnes à l’ego souillé et souillé suivront inévitablement leurs préjugés mal conçus jusqu’à la tombe. Ou peut-être avons-nous tous, à un moment ou à un autre, des épiphanies et c’est à nous qu’il appartient de reconnaître et de poursuivre cette brève ouverture imprévue vers d’autres domaines, ou de l’écarter simplement comme un dérapage momentané comme dans un rêve.

Une chose qui ne peut être ni rejetée ni ignorée, c’est la réalité de la vie, de la mort, de la corruption et de la beauté. L’intelligence aussi, car il est évident que cette faculté a surtout permis à notre espèce de comprendre ces mêmes notions, et par le libre arbitre, de choisir de les manipuler pour le meilleur ou pour le pire. Chaque âme individuelle doit faire le choix de voir ou de ne pas voir. À l’échelle collective, tôt ou tard, on observe que tout empereur, sous quelque forme que ce soit, n’a pas de vêtements, en fait n’en a jamais eu, et se retrouve exposé.